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  calligraphie « Ouvre la porte et regarde la montagne » Li Bai - (poète chinois - dynastie Tang)
 
 
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  Témoignage de Kwokpo Leung, Professeur d'acupuncture
 
 
 
 
 
 
 

En médecine traditionnelle chinoise, une personne est programmée pour vivre trois cycles de 60 ans chacun : soit 180 ans. Peu de personnes vivent jusqu'à cet âge car elles subissent trop d'excès, de fatigue et de pollution en tous genres (atmosphérique, nutritionnelle, émotionnelle).

Tous les 60 ans, la vie « recommence ». Cela signifie que chaque cycle ressemble au cycle précédent : il n'est pas identique, mais fait vivre à la personne des difficultés ou inconforts physiques et émotionnels de même nature.

On remarquera, en effet, que les maux dont souffre une personne de 70 ans seront de même nature que ceux qu'elle a connus par le passé… vers l'âge de 10 ans. Ce phénomène est notamment observé chez les personnes âgées aujourd'hui de 75 ou 80 ans, et qui étaient donc enfants pendant la seconde guerre mondiale. On remarque que ces personnes « revivent », 60 ans après, les troubles qui les ont animées pendant cette période douloureuse de leur vie.

Pour la médecine traditionnelle chinoise, le corps connaît son propre fonctionnement et se règle par lui-même, sauf si nous le mettons en difficulté. En cela, le corps ne tombe jamais malade : nous le rendons malade. Le corps est naturellement orienté vers la santé , c'est l'individu, par ce qu'il fait et fait de sa vie, qui le dérègle.

En médecine traditionnelle chinoise, le corps est composé de méridiens qui, selon la médecine moderne, sont autant de lignes imaginaires permettant la circulation de l'énergie.

Ces lignes sont dites imaginaires parce que nous ne pouvons les voir ou les mesurer. Mais pour la médecine traditionnelle chinoise, ces lignes ne sont pas imaginaires, elle sont énergétiques : c'est parce que la médecine traditionnelle s'intéresse au « vivant » qu'elle croit à la circulation de l'énergie dans le corps.

Le méridien décrit un trajet. L'énergie est ce flux qui fonctionne à l'intérieur du méridien. Si cette circulation correspond à ce dont l'homme a besoin, cette personne sera en bonne santé. Si la circulation ne fonctionne pas bien, la personne sera fatiguée et risquera de tomber malade. Si la circulation se bloque définitivement, cela marquera la fin de sa vie.

Tant que l'énergie circule, le corps est vivant et peut faire face aux différentes attaques extérieures. Lorsque la circulation de l'énergie est entravée, parce qu'en quantité insuffisante ou en surplus, le corps fatigue et subit.

La cause de la maladie peut être externe, mais son développement se fait toujours sur un corps affaibli. C'est parce qu'une attaque extérieure survient sur un corps déjà fatigué que cette dernière est puissante.

Tant que l'énergie circule, le corps vit : quand l'énergie ne circule plus, le corps s'arrête.

Pour que l'énergie circule correctement, et en permanence, il faut s'intéresser à elle de façon régulière. Mais on s'intéresse souvent à notre énergie uniquement lorsque celle-ci nous manque. Or, plus nous nous préoccupons tardivement de l'énergie qui nous manque, plus il nous en faut pour en retrouver.

Ce dernier point est essentiel, car il nous indique que lorsque l'on s'intéresse à ses énergies trop tardivement ou pas assez souvent, l'énergie que l'on devra utiliser pour permettre au corps de retrouver un fonctionnement normal, sera très importante. Mais, elle sera surtout autant d'énergie que le corps aura en moins à sa disposition pour « aller bien ».

C'est parce que l 'énergie nécessaire pour régler le corps est endogène (fabriqué par lui), qu'il est essentiel de pouvoir le régler «  à dépense d'énergie minimale ».

Pour agir de la sorte, et donc préserver sa santé, il faut agir avec prudence : c'est-à-dire se préoccuper de sa santé quand tout va bien. En agissant ainsi, nous créerons les conditions pour que le problème n'arrive pas.

Le rôle de l'acupuncteur est de « régler » ce système de méridiens qui va lui-même garantir la bonne circulation de l'énergie dans le corps. Il agit de la sorte pour que ce dernier fonctionne le mieux possible avant que le problème n'arrive.

En synthèse :
Le corps connaît son propre fonctionnement et se règle par lui-même, sauf si nous le mettons en difficulté.

La vitalité d'une personne dépend de l'énergie dont elle dispose.

L'énergie ne doit pas se penser à la manière d'un stock, mais d'un flux. L'objectif ne doit pas être d'avoir le plus d'énergie possible, mais de s'assurer qu'elle circule bien.

Chaque personne possède son propre rythme et doit le suivre. Plus une personne suivra son rythme, plus elle sera « en énergie », forte et résistante. Moins elle suivra son propre rythme, plus les excès et accidents de la vie lui seront préjudiciables.

Agir tardivement pour sa santé exige beaucoup d'énergie. Et toute énergie exigée du corps, même si c'est pour retrouver la santé, sera toujours une énergie dépensée, et donc perdue.

Un dernier conseil :
« Pour bien suivre son rythme, il faut suivre le soleil : se lever avec lui et
se coucher avec lui. » 


Kwokpo Leung
Professeur d'acupuncture en France, Italie et Chine

 
     
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